DEUX MOIS DE STAGE AU SEIN DE LA REDACTION DE VOGUE PARIS

Par Léana Esch, 2ème année ISEM PARIS.




Au mois de janvier 2018, j’ai eu la chance d’intégrer la rédaction de Vogue Paris pour deux mois, en tant qu’assistante éditoriale. Mon but était de réaliser un premier stage dans la presse, car il s’agit du secteur dans lequel je souhaiterais évoluer par la suite. Auparavant, je m’étais beaucoup renseignée sur les différentes publications qui m’intéressaient, les stages qu’elles proposaient et les différentes missions et responsabilités qui étaient confiées aux stagiaires. Vogue Paris était mon premier choix et j’ai été ravie d’apprendre qu’ils étaient à la recherche de stagiaires de deux mois pour cette période. Pour moi, le plus important était de réaliser un stage dans cette publication, ce pourquoi j’ai accepté d’y réaliser une mission de deux mois seulement. Par la suite, j’ai effectué un stage d’un mois à L’Officiel Hors-Série en tant qu’assistante éditoriale afin de valider mes trois mois de stage de deuxième année. Mon but étant de réaliser un stage de six mois dans une publication (magazine ou maison d’éditions) l’année prochaine, je trouvais intéressant d’intégrer une première publication cette année. Je souhaitais pouvoir connaître le fonctionnement d’un magazine et les différentes missions que l’on peut nous y confier.


Cette expérience était bien sûr très différente de celle en vente de la première année (que j’avais réalisée au sein de la maison Chanel), même s’il y avait tout de même certains points communs. En effet, il y avait un contact avec le produit dans les deux cas et un échange avec des clients (dans ce cas, avec les différents annonceurs ou marques citées dans le magazine).

Tout d’abord, je souhaiterais expliquer mes tâches quotidiennes, ce que je faisais régulièrement durant mon stage. Cela variait beaucoup en fonction des jours, semaines et des évènements qui avaient lieu mais il y avait tout de même certaines constantes au cours de ces deux mois. Nous étions deux stagiaires au même poste durant cette période et devions réaliser deux types de missions très distinctes : celles à effectuer avant les shootings et celles à réaliser après la réalisation de ces derniers.


En ce qui concerne mes missions en amont des shootings, je devais préparer beaucoup de choses différentes pour les stylistes. L’étape la plus importante était de trouver les visuels qui pourraient plaire en fonction du thème abordé. Une fois qu’elles recevaient ces « boards », les rédactrices choisissaient les pièces qu’elles souhaitent recevoir au « shopping » afin de mieux les voir et de pouvoir faire un choix. C’était donc à moi d’appeler les différentes marques et bureaux de presse afin d’obtenir les articles demandés par les rédactrices. Parfois, les pièces voulues n’étaient pas disponibles et il y avait un peu de panique car nous avions peur de ne pas recevoir tout à temps ; mais comme nous appelions de la part de Vogue Paris, il est vrai que nous avions beaucoup plus de poids que d’autres magazines, ce qui nous permettait la plupart du temps d’obtenir ce dont nous avions besoin pour les rédactrices. En effet, toutes les marques et bureaux de presse étaient intéressés à l’idée d’avoir une page ou ne serait-ce qu’une parution dans le magazine.

Une fois que nous avions reçu les pièces (cela prenait environ entre 2 et 10 jours), mon rôle était de tout préparer pour les stylistes et la rédactrice en chef qui, elle aussi, était présente lors de la sélection finale pour valider les choix. Il s’agissait probablement de la partie la plus longue de tout le processus, mais il s’agissait aussi de la plus intéressante car c’est à ce moment-là que nous découvrions toutes les pièces venues directement des défilés et encore non-commercialisées. Après avoir tout préparé et mis en place dans la partie « shopping » des bureaux, la styliste qui avait commandé les pièces (Véronique Didry, Géraldine Saglio, Anastasia Barbieri et Claire Dhelens étant celles réalisant le plus de shootings), venait pour une première sélection. Les sélections, peu importe qu’il s’agisse de la première ou de la finale, sont toujours faites par la styliste, en fonction du thème et des annonceurs qui payent pour être présents dans le magazine. Après son premier choix, nous devions renvoyer toutes les pièces qui n’avaient pas été choisies aux marques et bureaux de presse. Quelques jours plus tard, lorsque nous avions reçu tous les produits voulus, la styliste revenait pour une deuxième sélection afin de faire un choix plus concis. Enfin, la troisième et dernière sélection se faisait avec la rédactrice en chef, Emmanuelle Alt. Son rôle est de superviser l’intégralité du shooting et de donner des conseils à la styliste afin que les différentes tenues soient bien étudiées au préalable. Si elle donnait son accord, nous pouvions préparer toutes les valises pour le shooting, mais si elle n’était pas encore complètement d’accord avec la sélection, des changements devaient être faits avant de préparer les bagages. J’avais également des missions une fois les shootings terminés : il fallait bien sûr renvoyer toutes les pièces aux marques et bureaux de presse.


Voici donc mes missions quotidiennes lors de mon stage, mais j’ai aussi pu réaliser d’autres tâches très variées durant ces deux mois. Celles-ci étaient directement liées au contenu éditorial du magazine et j’ai beaucoup apprécié les réaliser. Tout d’abord, mon maître de stage m’a confié la mission de réaliser l’intégralité du planning de Vogue Collection. Mon rôle était de prendre en charge tous les rendez-vous des stylistes et photographes durant la Fashion Week afin qu’elles puissent se rendre dans les différents showrooms des marques pour découvrir la nouvelle collection. Elles devaient prendre en photo cette collection, qui allait être publiée dans le Vogue Collection de la Fashion Week Automne/Hiver 2018/2019. Je devais donc contacter toutes les marques afin de m’assurer que les stylistes pourraient bien être présentes. A la fin, toutes les stylistes ont validé mon planning final et j’ai été ravie que cela ait un impact positif.


Par ailleurs, j’ai été très enthousiaste à l’idée que mon maître de stage me demande de réaliser les crédits de deux shootings. Les crédits sont les légendes que l’on retrouve en bas de chaque page au fil des shootings. Il s’agit d’informations très précises, qui doivent être auparavant validées par la marque. Une fois que je les recevais, je devais les résumer et les mettre en page pour qu’elles correspondent à ce qui allait être publié dans le magazine. De plus, la réalisation de ces crédits m’a permis d’avoir mon nom dans le magazine.

En ce qui concerne le contenu photographique, je me suis occupée de réaliser trois carnets ATA qui doivent être approuvés par l’administration française et permettent aux stylistes de voyager avec des pièces empruntées sans être accusées de trafic. J’ai réalisé ces carnets pour trois destinations différentes : la Guadeloupe, l’Ile Maurice et New York. Enfin, j’ai aussi été en charge de me rendre à des showrooms de marques comme Gucci ou Versace afin de réaliser moi-même une sélection de pièces pour des shootings.

Ainsi, j’ai pu voir au cours de ce stage beaucoup d’aspects différents de l’industrie de la presse et j’en retire énormément de bénéfices. Effectivement, cette première expérience au sein d’une publication m’a aidé à découvrir la façon dont un magazine fonctionne et peut devenir une référence au sein de l’industrie de la mode. Etre en contact permanent avec des stylistes, rédactrices et journalistes m’a permis de mieux comprendre ce secteur. De plus, j’ai pu participer à la prise de décisions en relation directe avec le contenu du magazine et à son élaboration au quotidien : la réalisation de crédits, la sélection de produits…J’ai découvert la réalité de la presse et ait pu comprendre les rouages d’un magazine luxueux comme Vogue Paris.


J’ai réalisé des tâches et missions très différentes et cela a été un plaisir de pouvoir contribuer au jour le jour à l’élaboration de ce magazine que j’apprécie tout particulièrement. Cela m’a convaincue de poursuivre mes expériences dans la presse et le monde de l’édition.

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EXPERIENCING TWO MONTHS AT VOGUE PARIS


By Léana Esch in 2nd Year ISEM PARIS.



During the months of January and February 2018, I got the chance to be a Fashion and Editorial Intern at Vogue Paris. I wanted to undertake a first editorial internship as this is the pathway I would like to pursue in the future. Previously, I had enquired quite a lot about the different possible internships and the responsibilities linked to them. Vogue Paris was my first choice and fortunately, they were hiring for that period but only for internships that could last two months. For me, being in a publication like this one was extremely important, that is why I accepted two months. I found another one-month internship to complete my three-month-due internship and did the latter at L’Officiel, at the Hors-Série issue. As my goal next year is to complete a six-month internship in a publication (a magazine or a publishing house), I considered it major to enter a publication. The aim was to get used to the habits, the ambiance and the different tasks asked in a magazine.


The experience was obviously much different from the first-year internship as a Sales Associate (which I did at Chanel) although there were some common points. Indeed, there was the product contact in both cases, as well as exchanging with clients (here, we are talking about the magazine’s clients, brands, who are featured each month).

First, I am going to explain my daily tasks, what I was mostly asked to do on a daily basis. It really depended on the days, weeks and all the fashion events but there were some regular duties. We were two interns for the same period and we had to realize two kinds of missions: those to achieve before the photoshoots and those to accomplish after the photoshoots were done.


Concerning the « before » part, I had a lot of things to prepare for the stylists. Firstly, the most important step was to find the right visuals to present to the stylists and editors so they could choose the items they wanted to receive at the office. Then, it was my role to call the different brands and press offices to get the pieces we wanted for a pre-selection. Sometimes, the items were not available and there was some « drama », but, as I was calling from Vogue, it is true to admit that we definitely had much more power and pressure than other magazines. All brands and press offices were interested in having a page and/or being featured in the photoshoots; that is why we were rarely disappointed concerning the orders. Once we received the items (it took between two to ten days to receive everything), my goal was to set up everything for the stylists (including the editor-in-chief who had to approve the selection too). It was probably the longest part of the whole process but also the most enjoyable one as it was the moment when we were discovering all the latest collections from the runways. It was impressive to get to see all those items before their release in stores.

After preparing everything in the shopping area of the office, the stylist (Véronique Didry, Géraldine Saglio, Anastasia Barbieri, Claire Dhelens, were the main ones) who had ordered the items came for a first selection, during which she selected everything she wanted to keep. After this first choice, we had to send back all the non-chosen items to the brands and press offices. A few days later, after we had received everything we were expecting, the stylist came for a second visit in order to round up everything she was going to take for the photoshoot. Then, there was a last visit with the editor-in-chief, Emmanuelle Alt. Her role was to supervise everything and to give some advice to the stylist. If she agreed, we could pack the luggage but if she disagreed, some improvements had to be made before packing all the stuff. I also had tasks after the photoshoots were done. In that case, my main goal was to take all the returns in charge and send all the « lent » pieces back to the right brands and press offices.


Those were my daily missions throughout the whole internship but I also got some specific tasks to complete. Those were my favorite since they all concerned the editorial part, which had a direct link to the content of the magazine. First of all, I did the entire Vogue Collection Paris planning. This meant I had to book all the appointments for the stylists during the Fashion Week. They had to go to the different brands showrooms to take pictures of all the latest accessories which would be published in the Vogue Collection April issue. I had to trawl through all the brands and press offices information to be sure the stylists had the perfect planning. In the end, they approved it so I was glad it actually packed a punch.

Moreover, I also got the chance to perform the credits for two different shootings. The credits are the clothes and accessories information we get in the photoshoots’ pages. They indicate the material, the name, the brand of the product and have to be sent by the brand itself. Once I got them, I had to sum them up and put them in the right order. The credits I did enabled me to get my name in the magazine, which I was very proud of when I got the issue.


As far as the photography content is concerned, I prepared three ATA notebooks which allowed some members of the Vogue team to travel with products from press offices. It is a way to travel overseas without being accused of traffic. I did those administration-approved notebooks for three destinations : Guadeloupe, Mauritius and New York. Last but not least, I was in charge of going to some showrooms such as Versace or Gucci to choose some important and valued items they could not send us by courier.

What is more, I learnt many different aspects of the publishing industry thanks to this internship and I found many positive points in it. Indeed, this first publishing experience helped me discover how an elitist magazine actually runs and can be a fashion reference. Being permanently in contact with the stylists, editors and all the leaders of the fashion industry participated in my comprehension of that area. I was glad to learn how to make a great decision when it comes to choosing the right item, color, size or title of a photoshoot. What I was the most delighted with was my direct participation in the concrete content of the magazine: I did the credits, I chose some of the items featured in the pages of Vogue. There was reality in all this experience and I finally got to know how a magazine works and is released each month.


To put it in a nutshell, I did a bunch of varied tasks and it was a pleasure to contribute to a magazine such as Vogue Paris for two months. It convinced me to pursue in that direction and work in the publishing and editorial industry in the future.

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